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Musées et collections
Les collections de Médecine
Le Musée d’Anatomie était initialement dénommé Conservatoire d'Anatomie. Destiné à l’enseignement de l'anatomie, il a été un outil pédagogique incomparable pour des générations d’étudiants avant que n’existent les techniques actuelles d’exploration du corps humain. Dispersées par la Révolution, les collections anatomiques sont reconstituées par l'Ecole de Santé. En juin 1795, le conservatoire reçoit la collection anatomique de la succession du conseiller Joubert. En 1798, plusieurs pièces sont offertes par trois prosecteurs de l’école. En 1803, Chaptal fait adresser à Montpellier, alors que Paris les convoitait, 42 moulages en cire réalisés par F. Fontana, maître florentin en céroplastique.
De célèbres médecins et chirurgiens offrent des pièces provenant de cas pathologiques observés en milieu hospitalier. L'accroissement progressif des collections nécessite la construction d'un nouveau local qui sera investi à partir de 1851. Long vaisseau voué à l'anatomie, ses murs portent de somptueux décors peints : aux trompe-l'œil du décorateur Barrofio répondent les portraits de médecins et de chirurgiens célèbres et les allégories en grisaille des sciences appliquées à la médecine dus au talent de J.-P. Montseret. Les dissections préparées pour les concours, les achats, les dons et legs successifs continuent à enrichir le contenu des grandes vitrines d'origine, aux montants de noyer, qui illustrent principalement l’anatomie normale, pathologique et comparée. Aujourd'hui le musée réunis plus de 5 000 objets et la cohérence de cet ensemble a conduit à protéger en parallèle le local et les collections qu'il abrite afin de préserver cet inestimable témoignage de la connaissance médicale et de son enseignement. De la même façon, les représentations de professeur de médecine, et de quelques chirurgiens, portraits peints ou bustes sculptés, principalement répartis entre le vestiaire des professeurs, la salle du Conseil et la salle des Actes, ont été classés Monuments Historiques depuis 2005.
Sur les 230 portraits protégés il n'y a pas que des signatures aussi prestigieuses que celle de Rigaud pour le portrait de Lapeyronie, mais l'ensemble constitue pour l'histoire de la Médecine, mais aussi pour l'histoire locale dont ces hommes ont été les acteurs, une autre forme de témoignage. Le travail d'inventaire préalable à leur protection a également conduit à porter un regard différent sur les auteurs de ses portraits, lorsqu'ils ont pu être identifiés, notamment pour ceux du XIXe siècle comme Matet, Montseret, Marsal, ou Michel, artistes sur lesquels les recherches mériteraient d'être approfondies. La restauration de ces portraits a été entamée depuis 2006.
Les collections de médecine comptent également un exceptionnel ensemble de dessins et estampes réunis au Musée Atger.
Les collections de Pharmacie
L'Ecole de pharmacie de Montpellier a été créée par la loi du 21 Germinal an XI (11 avril 1803). Installée dans l'ancien collège de Médecine, elle a quitté le centre-ville il y a plus de trente ans. Sur le nouveau campus ont été transférés la galerie de portraits des professeurs, pendus aux cimaises des salles des Actes et du Conseil, et les collections du Droguier, alors qu'un musée de la Pharmacie s'y est installé à partir de 1972.
L'idée d'un droguier est née à Montpellier en 1588. Bernadin II Duranc, apothicaire montpelliérain, décide de constituer dans sa boutique un échantillonnage de ses préparations. Elle est reprise en 1633 par l’Université qui crée officiellement son propre droguier à la Faculté de Médecine. Le Droguier de Pharmacie se développe dès le début du XIXe siècle. Essentiellement constitué de drogues végétales, il doit ses nombreux échantillons aux professeurs de "Matière Médicale et de Pharmacognosie" qui se sont succédés à cette chaire. Il s’enrichira au fil des ans de nombreuses drogues en provenance du monde entier. Le droguier conserve armoires et bocaux du local d'origine et présente aujourd'hui sur une surface de 250 m² une collection unique regroupant environ 10 000 drogues ce qui le place au second rang parmi les droguiers de France.
Le musée de la Pharmacie "Albert Ciurana", du nom de son créateur, aborde, dans une atmosphère intimiste, l’histoire d’une profession et de ses différentes composantes (pharmacie industrielle, biologique, hospitalière et officinale). C'est le seul Musée de pharmacie de cette importance se trouvant sur un site universitaire. Tous les objets, livres, meubles, bustes, peintures à l’huile, machines qui intéressent l’art pharmaceutique proviennent de dons. Ils concrétisent l’avancement des sciences pharmaceutiques au cours des siècles, liant théorie et pratique. Inséparable de la pensée médicale, le médicament en est une des finalités et va donc évoluer de siècle en siècle. Les matières premières dont il est issu demandent une connaissance approfondie du végétal, du minéral et de l’organique. C’est pourquoi on retrouve la botanique, la physico-chimie, la mycologie, la toxicologie et ses poisons…mais aussi les hommes qui ont participés à l’aventure humaine. Parmi eux deux savants montpelliérains, connus par les spécialistes du monde entier : A.-J. Balard, pharmacien chimiste qui a découvert le brome, et J.-E. Planchon botaniste, pharmacien, médecin et docteur es sciences, et son équipe qui ont mis un nom sur une maladie parasitaire de la vigne, le phylloxéra et trouvé un traitement. Ils ont évité la disparition de la vigne française au XIXe siècle. La connaissance du vin est également représentée au Musée car c’est à un des maîtres de la Pharmacie montpelliéraine que l’on doit la création du diplôme d’oenologue en 1955, le professeur P. Jaulme, toujours délivré par l'UFR des Sciences pharmaceutiques et biologiques. Ce Musée est plus particulièrement dédié au pharmacien d’officine avec la reconstitution de pharmacies du XIXe et XXe siècles. Cette profession s’exerce dans une ville marquée par son école de médecine d’où l’étroite alliance avec les dispensateurs de drogues. Le remède n’étant point une denrée ordinaire la Législation est donc omni présente par ses livres et ses Codex. Montpellier a figuré également parmi les centres de production de faïences : chevrettes, albarelli ou pots de "monstre" y étaient nombreux à sortir de ses fours. Enfin, Saint Roch, natif de Montpellier, saint guérisseur de la peste, est l'emblème du Collège des apothicaires depuis le XVIIe siècle.
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Musée Atger
Tel : 04 34 43 35 80
Musée Albert Ciurana
Tel : 04 11 75 93 55
Droguier
Tel : 04 11 75 95 18
Musée d'Anatomie
ouvert dans le cadre des visites guidées de l'Office de tourisme de Montpellier.
Renseignements et réservation :
Tel : 04 67 60 19 27
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